L’argent et l’éducation

Selon une étude du OECD (Organization for Economic Co-operation and Development), en 2005, les États-Unis étaient à la première place en termes d’égalité avec la suisse par rapport aux dépenses annuelles par élève pour ses écoles publiques. Malgré cela, l’amérique fait face à une grande disparité ethnique et sociale dans son système d’éducation publique.

Pendant que le succès scolaire aux U.S. est similaire à celui de nombreux pays développés, avec une majorité de la population ayant accomplie son éducation secondaire, ce n’est pas le même cas pour toutes les minorités. Globalement, les ménages ayant atteint les niveaux de scolarité les plus élevés aux États-Unis sont aussi ceux dont le revenu du ménage est le plus élevé.
Aux États-Unis, une majorité du financement des écoles publiques vient des États ou des impôts fonciers alors que seulement 8.5% vient du gouvernement fédéral. En conséquence, la situation socioéconomique des habitants de chaque État, chaque comté et chaque ville est directement corrélée avec la qualité de l’éducation publique qui leur est fournit. Ceci se répercute sur le pourcentage de diplômés de chaque minorité. Au niveau d’éducation secondaire, 89,4% de blancs et 87,6% d’asiatiques reçoivent un diplôme, mais seulement 80,0% de noirs et 57% des hispaniques ou latinos graduent. Cela se répercute ensuite sur les statistiques au niveau supérieur. Presque la moitié des asiatiques (49,8%) et 30% des blancs ont une licence, pendant que seulement 17.4% des noirs et 11,4% des hispaniques ou latinos ont une licence. Tandis que cet écart pourrait être expliqué par l’afflux d’immigrés hispaniques peu éduqués et peu qualifiés qui n’ont pas eu la chance de compléter leur éducation secondaire dans leur pays d’origine, la corrélation richesse-éducation est aussi à blâmer.

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La différence entre les races et les cultures, à la fois autochtones et étrangères, à l’égard de ceux qui ont obtenu un baccalauréat ou plus.
Source: http://en.wikipedia.org/wiki/Educational_attainment_in_the_United_States#mediaviewer/File:Higher_education_in_the_US_by_race.svg

Les riches peuvent se payer de meilleures écoles avec de meilleurs programmes et peuvent se payer une meilleure préparation à l’université. Prenons le SAT (un des tests standardisés américain qui est un facteur important pour la réussite dans les admissions des universités) comme exemple. Plusieurs études ont démontrées qu’il y avait un lien direct entre le revenu de ménage et les résultats. Les élèves issus de familles ayant un revenu annuel de 20,000 dollars ont en moyenne un score de 891 sur la SAT alors que les élèves issus de familles dont le revenu annuel est de 200 000 dollars ont en moyenne un score de 1142. Ce n’est donc pas surprenant que seulement 3% des étudiants dans les 146 meilleures universités viennent de milieux très défavorisés, et 10% de la moitié inférieur.

Puisque l’éducation ouvre les portes à des opportunités dans le monde professionnel, elle joue un rôle dans le déséquilibre de la répartition de la richesse.

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