Les principes du système américain

Plusieurs termes sont utilisés pour énoncer les normes mises en place par le système éducatif américain. Il est essentiel de les définir pour comprendre leur rôle et degré d’efficacité aujourd’hui. De plus, les objectifs de cette politique d’éducation sont aussi nécessaires à définir. En faisant ceci, on comprendra si les Etats Unis ont accomplit tout ce qu’elle figure à faire et à initier au sujet de la réduction des inégalités socioprofessionnelles à travers l’éducation (surtout au niveau de l’enseignement supérieur.)

  • Discrimination positive:
  • La notion de discrimination positive a déjà été énoncée dans la série de mots clés français. Comme on l’a établit précédemment, elle est plus présente et renforcée dans le système américain que dans le système français. Ainsi, aux États Unis, elle s’appelle affirmative action. Elle est instaurée dans les années 1960 pour lutter contre la ségrégation raciale omniprésente à travers le pays avec les quotas en faveur des Afro-américains. Plusieurs présidents dont John F. Kennedy en 1961, renforcent l’application du terme in instaurant des programmes qui obligent les entreprises et organisations à suivre les principes de la discrimination positive. Ce terme interdit la discrimination en favorisant les minorités (surtout ethniques) présentes dans le pays. Elle est remise en cause lors de la présidentielle de Johnson qui renforce son pouvoir dans le domaine du travail. Ceci s’appel l’action affirmative. Il y a aussi des commissions qui soutiennent et enforcent ce terme comme la EEOC. Nixon, lui aussi introduit en 1969 un plan (“de Philadelphie”) qui en luttant contre la discrimination, finit par soulever des plaintes d’autres minorités comme les femmes ou les homosexuels.
    À propos de l’éducation supérieure, la Cour suprême déclare qu’il est constitutionnel d’utiliser la race comme un critère, mais reste quand même modéré en interdisant la création de quotas trop importants. Ainsi, les personnes appartenant à des milieux moins favorisés ont un accès facilité aux universités et au travail. Désormais, la majorité de la population se sent trichée par ce privilège qu’elle ne peut pas connaître. La discrimination positive réduit les inégalités ethniques aux Etats Unis en visant à équilibrer les proportions entre différentes ethnicités à l’université.

  • Le multiculturalisme:
  • Le concept de multiculturalisme est très ambigu et complexe. Or, on peut en retirer une définition générale : c’est l’existence de différents groups ethniques qui vivent ensemble en harmonie, tout en conservent leurs caractéristiques culturelles. Aux, Etats-Unis, c’est un concept très privilégié. C’est en quelques sortes ce que le pays espère atteindre.
    Au niveau de l’enseignement supérieur, plusieurs universités s’inspirent du terme. Elles visent parfois à forcer l’harmonie et la coopération de différents groups. Par exemple, à la fin du XXème siècle, UC Berkeley a introduit des cours de “Culture Américaine” qui sont devenues obligatoires car elles faisaient partie des exigences nécessaires pour obtenir son diplôme. Dans ces classes, le but est de rapprocher des groupes ethniques d’élèves (surtout ceux en conflit) et les permettre de s’unir. Par exemple, durant l’incident de Rodney King, les communautés Coréennes et Afro-américaines connaissaient d’importantes tensions. Mais, à travers ces classes, elles se sont regroupées en formant un ennemi commun : le capitalisme. Ainsi, à travers ces cours encourageant le multiculturalisme, les étudiants de différentes ethnicités se sont unis. C’est alors qu’ils ont pu se comprendre et devenir plus forts. Grâce à ceci, ils ont pu se sentir plus confortables en société, renforçant l’intégration et réduisant indirectement les inégalités ethniques.

  • L’assimilation:
  • L’assimilation est une théorie développée qui était sensé inciter les minorités à abandonner leurs héritages pour ensuite joindre la société et culture américaines (par exemple, ça a été fait avec les amérindiens après avoir perdu la guerre amérindienne). Elle posait la hypothèse que l’industrialisation, le marché compétitif et les institutions démocratiques encourageraient les minorités à se joindre entièrement à la culture américaine. Bien que ce terme soit bien trop extrême dans son but, il a quand même encouragé les générations futures des grandes vagues d’immigration à s’intégrer aux Etats-Unis. Bien qu’elle n’affecte pas directement le système éducatif elle s’instaure et inspire la politique d’éducation américaine à travers les années.

  • L’intégration:
  • L’intégration signifie la : “fusion d’une minorité dans l’ensemble national” (Larousse). C’est un terme très utilisé dans le système politique américain. Ainsi par exemple dans le années 1960, le pays se concentrait sur l’intégration des afro-américains. Elle voulait les intégrer dans ses communautés, ses écoles… Or, elle ne se focalisait que sur 10% de la population. En effet pour la communauté noire, ce terme était vu comme une insulte (car c’était interprété comme si tout ce qui est blanc est meilleur). Néanmoins, bien que ce terme ne fût pas parfait, c’est le précurseur de plusieurs initiatives qui connaissent plus de succès. Il a donc stimulé le mouvement de réduction des inégalités.
    À l’école, il a tenté d’intégrer certains élèves dans des lycées pour les blancs. Par exemple, Ruby Bridges a été admise dans une école blanche. Évidemment, ce programme a fait faillite avec une grande rejection de la part des racistes. Néanmoins, elle a débuté l’intégration des minorités. En effet, aujourd’hui les universités connaissent des populations de minorités ethniques beaucoup plus importantes qu’il y a 50 ans.

  • “The Great American Melting Pot”:
  • C’est un concept qui ressemble à celui du multiculturalisme. Ce terme est souvent utilisé pour faire référence à la société américaine : une société qui devient de plus en plus homogène avec une variété d’éléments qui se combinent en harmonie avec une culture unie. Le “Great American Melting Pot” est né avec les grandes vagues d’immigration dans le pays. On réfère aussi à ce terme comme étant une “mosaïque” ou même “un bol de salade”. Ainsi, puisque la société américaine est considérée un “melting pot”, la société universitaire devrait elle aussi faire preuve de ce titre prestigieux.

  • La méritocratie et l’égalité de chances:
  • Comme en France, la méritocratie et l’égalité des chances joue un rôle essentiel dans la politique éducative américaine. Plusieurs familles travaillent dur pour encourager l’égalité des chances dans le pays car ils veulent assurer un futur sûr pour leurs enfants. Or pas toutes les familles n’ont la capacité d’agir autant que d’autres. Ainsi, ce n’est qu’avec l’aide nationale que ces injustices ethniques encrées dans l’histoire américaine peuvent tenter de se corriger. Il faut rappeler que tous les efforts pris pour réduire les inégalités présentes dans le pays se sont fait de manière inégale. Ainsi, par exemple, les Européens ont plus facilement accédé aux classes sociales plus hautes que les afro-américains. C’est alors que par exemple, l’industriel immigré américain, Andrew Carnegie a pu écrire son “rags to riches story” en profitant du concept de méritocratie et d’égalité des chances. En effet aujourd’hui (bien qu’il est mort plus d’un siècle) il finance toujours toutes les librairies publiques à travers les États Unis.
    En termes d’éducation supérieure, certaines universités offrent des bourses de mérite comme les “Merit Scholars”. Il existe aussi une multitude de bourses qui se présentent pour toutes sortes d’individus qui peuvent varier de bourses pour l’asthme à celles pour des dons sportifs. Ainsi, certains étudiants appartenant à des groupes sociaux moins favorisés peuvent espérer accéder à une éducation prestigieuse par voie de mérite grâce à leur talents ou même leurs handicaps.
    Donc, la méritocratie et l’égalité des chances en Amérique comme en France sont des concepts incomplets. Néanmoins ils restent quand même des aspirations motivées.

     
    Bien qu’en France et aux Etats Unis, les termes qu’on vient de définir prétendent occuper une partie intégrale des systèmes éducatifs, ceci n’est pas nécessairement vrai. En effet, il faut souligner la limite entre le mythe et la réalité. Ainsi, aujourd’hui, bien que ces termes représentent tous des objectifs positifs et encouragés, ils restent inachevés. Donc, il faut établir que ces concepts sont des buts plutôt que la réalité des systèmes éducatifs de nos jours. L’idéal serait qu’un jour, ces théories puissent s’achever.

    Advertisements

    Leave a Reply

    Fill in your details below or click an icon to log in:

    WordPress.com Logo

    You are commenting using your WordPress.com account. Log Out /  Change )

    Google+ photo

    You are commenting using your Google+ account. Log Out /  Change )

    Twitter picture

    You are commenting using your Twitter account. Log Out /  Change )

    Facebook photo

    You are commenting using your Facebook account. Log Out /  Change )

    Connecting to %s