XVIIème siècle – L’époque coloniale

schoolmaster
Source: http://www.nytimes.com/learning/general/onthisday/harp/1110.html

Durant l’époque coloniale des États-Unis, l’éducation se fait principalement pour les enfants de classe supérieure. Le papier et les manuels sont rares, et les élèves récitent leurs cours jusqu’à ce qu’ils les mémorisent. Ayant comme but de préparer les enfants à la gestion des plantations au Sud, ou d’éduquer les enfants du Nord avec les méthodes traditionnelles anglaises de famille, d’église, de communauté, d’apprentissage et plus tard de socialisation, l’éducation va devenir obligatoire et va commencer à avoir comme but de soulever le peuple américain qu’au milieu des années 1650s. Mais combien de temps cela va-t-il prendre?

  • L’éducation commence à se développer
  • En 1635, la première école gratuite en Virginie s’ouvre. Cependant, l’éducation dans les colonies du Sud est plus généralement fournie à la maison par les parents ou tuteurs.
  • En 1647, la colonie de Massachusetts Bay décrète que chaque ville de cinquante familles devrait avoir une école primaire et que chaque ville de 100 familles devrait avoir une école latine (l’équivalent d’une école secondaire d’aujourd’hui). L’objectif est de s’assurer que les enfants puritains apprennent à lire la Bible et apprennent un minimum sur leur religion calviniste. C’est le début de l’éducation publique.
  • Les dénominations religieuses établissent la plupart des premiers collèges pour former les prêtres:
    – Harvard College est fondé par la législature coloniale en 1636. Elle est d’abord centrée sur la formation de jeunes hommes pour devenir prêtre, et gagne un soutien général du gouvernement puritain, dont certains dirigeants avaient assisté à Oxford ou Cambridge.
    – Le College of William & Mary est fondé par le gouvernement de Virginie en 1693 ; James Blair, le plus grand prêtre de l’Église d’Angleterre dans toute la colonie, preside pendant 50 ans, et l’université a un grand soutien de la part de la noblesse de Virginie. Il forme un grand nombre d’avocats, de politiciens et de grands planteurs.
    – Yale College est fondé en 1701, et en 1716 est transféré à New Haven au Connecticut. Les prêtres puritains conservateurs du Connecticut sont insatisfaits de la théologie plus libérale de Harvard, et veulent créer leur propre école pour former des ministres orthodoxes. C’est alors que des presbytériens mettent en place le Collège du New Jersey en 1747, dans la ville de Princeton. Il est rebaptisé Université de Princeton beaucoup plus tard.
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    • Pendant que l’éducation commence à dépasser les limites qui lui sont imposé, un écart d’alphabétisation entre le Nord et le Sud devient de plus en plus grand.
  • Les premières écoles américaines des treize colonies d’origine sont ouvertes dans la Nouvelle-Angleterre. Le Boston Latin School est fondé en 1635 et est à la fois la première école publique et la plus ancienne école aux États-Unis. La première école publique est soutenue par les impôts était à Dedham, Massachusetts. Elle est dirigée par le révérend Ralph Wheelock. Au début, les bases d’alphabétisation et de d’arithmétique sont enseignées en famille, supposant que les parents avaient les compétences nécessaires pour éduquer leurs enfants. Vers la fin du XVIIème et début du XVIIIème siècle, le rôle des écoles augmente tellement que la plupart des tâches éducatives traditionnellement traitées par les parents deviennent la responsabilité des écoles.
    Toutes les colonies de la Nouvelle-Angleterre exigent l’établissement des écoles. En 1642, la Massachusetts Bay Colony instaure l’éducation obligatoire, et d’autres colonies font de même dans les années 1640s et 1650s. Les écoles sont limitées à l’éducation des garçons, avec seulement quelques institutions pour les filles. Au XVIIIème siècle, des “écoles communes”, sont créées. Les étudiants de tout âge sont sous le contrôle d’un seul enseignant dans une salle. Malgré le fait que ces écoles s’offrent au public à un niveau local, elles ne sont pas gratuites, et doivent être payées par des frais de scolarité.
    Les plus grandes villes de la Nouvelle-Angleterre ouvrent des écoles de grammaire, le précurseur des Grandes écoles modernes. La plus célèbre est la Boston Latin School, qui est toujours active aujourd’hui. Cependant, autour des années 1780, la plupart de ces écoles sont remplacées par des écoles privées. Au XIXème, la Nouvelle-Angleterre opére un réseau de lycées privés pour les élites maintenant appelés des « écoles de préparation ». Elles sont les précurseurs des universités de l’Ivy League au milieu du XIXème siècle et restent encore très prestigieuses aujourd’hui.
  • Le colonies du Sud centrés sur Chesapeake, créent quelques écoles basiques tôt lors de la période de colonisation. À la fin du XVIIème siècle au Maryland, les jésuites dirigent quelques écoles. Mais généralement, seulement les propriétaires de plantations qui ont de l’argent peuvent embaucher des tuteurs pour éduquer leurs enfants ou les envoyer à des écoles privées, des fois même en Angleterre. En Virginie, quelques écoles rudimentaires sont fournies par les comtés locaux, mais la majorité des enfants ne peut pas y aller, souvent à cause des trajets beaucoup trop longs et d’un manque d’établissements scolaires.
    Avant la Révolution américaine, certains Etats du Sud (Géorgie et Caroline du Sud) comportent très peu d’établissements scolaires. Encore une fois, c’est les plus riches qui peuvent soit se payer un tuteur, soit envoyer leurs enfants à des écoles privées (souvent enseignées par des prêtres). Au début des années 1730s, plusieurs tuteurs et écoles privées mettent des annonces dans les journaux. Bien que le succès de cette méthode est dur à évaluer, cette approche est répétée pendant plusieurs années.
    Par contre, après la Révolution américaine, La Géorgie et la Caroline du Sud commencent à financer des universités publiques. Ces universités publiques deviennent de plus en plus communes. Après 1811, les états du Sud établissent des systèmes d’éducation primaire et secondaire publique lors de la Reconstruction. Bien qu’il y a des écoles publiques pour les noirs, la majorité de la population noire est ségrégée et les législateurs blancs continuent à limiter le financement pour les écoles noires. Dans les villes, l’éducation secondaire s’ouvre à tous les blancs et à quelques noirs, mais peu d’enfants habitant les zones rurales (qu’ils soient noirs ou blancs) peuvent y aller au-delà de la 4ème.
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    C’est donc grâce à plusieurs facteurs que l’éducation publique se développe bien dans le Nord. Non seulement les trajets sont plus courts et les villes plus nombreuses, mais l’éducation devient vite obligatoire dans de nombreuses colonies de la Nouvelle-Angleterre. Le taux d’alphabétisation est en conséquence beaucoup plus élevé en dans le Nord, et beaucoup plus faible dans le Sud.
    C’est donc à cause de plusieurs facteurs que l’éducation se développe plus lentement dans le Sud. Les trajets plus longs et le manque de villes pour implémenter ces écoles créent une vraie barrière à franchir. Mais pour les noirs, l’obtention d’une éducation égale et d’une élimination de la discrimination raciale est encore un autre obstacle. Un passé régné par l’esclavage et la perte du Sud face au Nord durant la Révolution américaine ne sont pas oubliés par le Sud. C’est alors que les conséquences se répercutent sur la population noire jusqu’à la fin des années 1960s.

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