La première vague qui favorise la réduction des inégalités socioprofessionnelles à travers l’éducation

C’est après la révolution française que l’éducation commence à connaître une dimension égalitaire. Effectivement, c’est à partir de cette période que de plus en plus de gens commencent à lire. En suivant les principes de “liberté, égalité et fraternité”, le système français tente d’instaurer une politique éducative qui s’adresse de manière plus égale à tous membres de la population. Quand Napoléon 1er s’empare du pouvoir, il tente lui aussi de mettre en place un système éducatif qu’il estime être plus efficace.

  • La place de l’éducation après la révolution française :
  • L’an II: La Convention vote que l’école doit être laïque et gratuite. Louis Joseph Charlier parvient même à faire voter une loi qui rend l’enseignement obligatoire. Ainsi, on espère soulever la population pauvre hors de son état de misère et l’exposer aux privilèges de la vie à travers la réussite académique. Or, cette loi ne pourra pas accomplir sa fonction car elle est continuellement modifiée à cause des visions négatives de la place de la religion dans l’éducation. Ainsi, la France remplace les maîtres d’école auparavant religieux (comme les magisters ou clercs du village) par des instituteurs. La conception démocratique de l’école devient la suivante: établir un système qui donnerait des compétences à toute la population, qui elle pourra ensuite échapper à un futur consacré à une vie ouvrière, afin de plonger dans un destin tout autre. Ceci justifierait et renforcerait supposément le nouveau système politique instauré.
  • 12 décembre 1792: Les pouvoirs publics cherchent à créer un système d’enseignement d’État. Cette loi cherche à offrir l’enseignement primaire à tous. Pour renforcer celle-ci, le ministère d’Instruction publique est crée, qui est chargé d’assurer son application. C’est ainsi que débute le système d’enseignement géré par l’Etat, qui tente d’offrir des chances pour tous, peut importe leur appartenance sociale.
  • 1794: Les universités précédemment supprimées en 1793 sont remplacées par des “écoles professionnelles” et des grandes écoles (ex: Polytéchnique), qui offrent des études en médecine et en droit. Bien qu’on aimerait penser que les fils de paysans pourraient ainsi accéder à des métiers (tels que la médecine), ceci est très improbable. En effet, ces individus provenant de milieux populaires ont du mal à réussir. Les place dans les « écoles professionnelles » seront désormais réservées aux classes favorisées.
  • 25 Octobre 1795, la loi Daunou: Cette loi est un pas en arrière. En renforçant l’organisation du système primaire et en créant des écoles centrales pour le système secondaire, on penserait que cette loi cherche cherche à être progressive. Or en supprimant l’obligation d’assister à l’école, elle fait songer au système éducatif mis en place avant la révolution. Ainsi, ce décret incite les familles les plus en difficulté à retirer leurs enfants de l’école pour qu’ils puissent aider à la maison. Nous pourrions donc penser que l’éducation française repart vers une exclusivité propre aux élites. La lutte contre les inégalités à travers l’éducation semble se calmer.
  • L’éducation permanente: Mise en place par Condorcet, elle prévoit d’offrir un système sous lequel tout citoyen pourrait se former à travers sa vie entière. Ainsi, elle prétendrait aussi d’offrir l’éducation à tous les membres de la population. Or, la majorité de ces individus n’ont pas les moyens de se permettre ce luxe. Cette quête vers la réduction des inégalités doit donc être d’avantage travaillée pour obtenir des résultats concrets.
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    • L’approche à l’éducation sous Napoléon 1er:
  • 15 août 1808: Observant l’inefficacité de l’organisation du système primaire, Napoléon remet en place un système d’éducation gouverné par les institutions religieuses. Or, il sera difficile de réinstaurer un régime pareille faute au manque d’enseignants volontaires. Napoléon développa donc plus aisément l’école mutuelle, inspiré par le modèle de la Grande Bretagne. Ce système est très efficace en diminuant les années d’études et le nombre d’enseignants. Or, cette méthode est-elle réellement efficace pour réduire les inégalités ? Il semble que non, puisqu’elle rabaisse le niveau académique pour tous les étudiants qui assistent au cours. Sous Napoléon, les premiers lycées sont établit en 1802. Ils suivent la formation aux collèges “secondaires”. Ce système semble plutôt rigide, mais organisé.
  • Le décret du 17 mars 1808, l’université: Accompagnant la loi du 10 mai 1806, ce décret instaure l’Université impériale, sous laquelle la logique et la philosophie seront privilégiés. Avec la création d’une institution plus centrée sur des matières et principes plus “utiles”, l’université de Napoléon semble encourager d’avantage les classes sociales moins favorisées à remonter dans la société.
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    • Restauration bourbonienne:
  • L’ordonnance du 29 février 1816: Cet événement est considéré comme moment tournant dans l’éducation. C’est ici que le comité cantonal (en charge de la surveillance des institutions éducatives) oblige les communes à inciter que les enfants recevoivent une éducation primaire. Cette ordonnance déclare aussi que toute famille incapable de payer les frais d’éducation de leur enfant la recevront gratuitement. Mais l’école continuera sans cesse à connaître un conflit envers l’influence religieuse présente dans le système ou non.
  • 1823: L’évêque et ministre de l’Instruction publique, Denis Frayssinous, créer les questions qui devaient être posées lors de l’examen du baccalauréat. Il établit aussi une agrégation spéciale de philosophie en 1825, un autre concours destiné cette fois-ci aux professeurs. Les épreuves de ce type sont donc réinstaurés, encourageant l’obtention d’un diplôme.
  • La loi Guizot de 1833: Guizot établit l’encadrement et le développement de l’enseignement primaire et/ou public dans les communes de plus de 500 habitants, grâce à l’aide de l’Église et de l’État (les maires restent souvent détachés de ces problèmes pour des raisons financières). Ainsi, le nombre d’écoles primaires s’accroît rapidement. Cette loi renforce l’école des garçons primaires plus que tout. Elle contribue à la formation générale et professionnelle des étudiants provenant de familles riches et pauvres (qui n’auraient pas pu auparavant assister aux niveaux d’éducation supérieure).
  • La loi Falloux de 1850: Elle renforce en sorte la loi Guizot. Or celle-ci oblige la fondation d’écoles pour garçons dans toutes les communes. Par contre, les écoles de filles sont que pour “celles qui en ont les moyens”. Ainsi, la dimension sexiste envers les inégalités socioprofessionnelles liées à l’école est révélée. Sans haut statut, une fille de cette époque n’aurait pas l’accès à la même éducation que les garçons (même ceux de classes moyennes ou basses).
  • 1861: La société industrielle de Mulhouse fait une pétition incitant le sénat à rendre l’éducation obligatoire pour tous.
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    • Le Second Empire:
  • Victor Duruy réorganise et accélère la création d’écoles, mais laisse en place la plupart des principes de Guizot. Duruy contribue au développement de l’enseignement primaire en établissant une loi en 1867, qui oblige les communes de plus de 500 habitants de créer une école pour les filles. Il est en faveur de rendre l’école gratuite et incite l’État à payer des subventions. Pour aider les familles qui n’ont pas les moyens de se payer une bonne éducation, il place des bourses dans le budget des écoles.
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